L’histoire: Les réseaux sociaux ont révolutionné nos interactions. Mais peuvent-ils augmenter notre conscience des problèmes de santé les plus importants du 21e siècle, et y apporter une réponse économique ? L’idée : MASSIVEGOOD, idée de génie d’ UNITAID (entre autres), fait les deux, en créant une communauté mondiale basée sur le microphilanthropie. MASSIVEGOOD permet de faire une micro contribution de $2 pour combattre notamment la malaria, la … Read More
FROTTIS ON DEMAND
June 27, 2010
FRENCH cancer, capteur, D.I.U, dépistage, frottis, gynécologue, iPhone, Lithium, prévention, puce, stérilet, sysplasie, Twitter, utérus Leave a comment
L’Histoire : Dominique est médecin gynécologue et il aime son travail. Cependant, il y a une partie de son métier qui lui chagrine; c’est lorsqu’il s’agit d’annoncer à une patiente qu’elle a un cancer du col de l’utérus. Si seulement le dépistage pouvait se faire ‘à la demande’…
L’idée : Les DIU (dispositif intra-utérin), autrement connus sous le nom de ‘stérilet’ sont une méthode de contraception très fiable dont certains restent efficaces pendant dix ans. Ils empêchent la fécondation en rendant le sperme fragile.
La tête d’un stérilet mesure environ 3 cm. C’est une surface suffisamment importante pour y insérer une puce électronique, et la structure en ‘T’ existante pourrait recevoir un micro pile Lithium/Carbon Monofluoride. Il faudrait rajouter aux fils existants,un fil ‘actif’, qui servirait de capteur de cellules de la région du col de l’utérus.
Ainsi, les données récoltées par le fil seraient envoyées en continu à un UC (évidemment externe:) qui pourrait donner l’alerte dès lors que des cellules précancéreuses sont détectées.
Cette alerte pourrait être ensuite relayée aussitôt par Twitter sur l’iPhone de Dominique qui pourra immédiatement convoquer sa patiente. Inversement, Dominique pourrait consulter une analyse de données à tout moment.
Hic #1: Dominique serait au fait de la fréquence des rapports non-protégés de ces patientes.(Mais bon il pourrait aussitôt caler un RDV pour une dépistage HIV…)
Hic #2: Sécurité aéroportuaire.
La Com’ : La guérison chez une femme dépistée en phase de dysplasie (lésions pré-cancéreuse) est de 95%.

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QUI PAYE POUR VOIR ?
June 25, 2010
FRENCH Amalric, Balasko, diffusable, Douin, Durringer, financement, Fresnes, Liberté, Lifshitz, politique, Sarkozy, scénaristes, Tavernier, télévision 1 Comment
Je me permets de publier ici sur mon blog, un article de Jean-Luc Douin paru en 2004 et malheureusement toujours d’actualité. Je l’ai trouvé sur la webpage de Martin Winckler www.http://martinwinckler.com, excellent auteur qui fut malmené il y a quelques années par la radio. La liberté créatrice lorsqu’on écrit pour l’audiovisuel est assujettie à beaucoup de facteurs, mais celui qui façonne le plus fortement le produit final reste toujours le financement, malgré l’arrivée des nouveaux médias. En effet, depuis la publication de cet article les webséries ont vu le jour, donnant beaucoup d’espoir aux auteurs. Hélas la problématique reste la même: qui paye pour voir ? S.B
LES SCÉNARISTES ENCHAÎNÉS PAR LA TÉLÉVISION
ARTICLE DE JEAN-LUC DOUIN,”LE MONDE”, 12.05.04
Pas de problèmes de moeurs, rien qui touche la vie politique française : les télévisions, principaux bailleurs de fonds du cinéma en France, font peser sur les créateurs des contraintes qui empêchent la réalisation de films dérangeants, ou simplement hors norme. Au risque d’un appauvrissement de la production. (…)
Après avoir transposé à l’écran Extension du domaine de la lutte, de Michel Houellebecq, Philippe Harel voulait adapter Les Particules élémentaires, du même auteur. Il a dû abandonner ce second opus, jugé “pas diffusable selon les critères actuels des chaînes de télé. Le propos était considéré trop dur, les scènes de sexe posaient problème même hors du prime time”.
Habituée à camper des personnages “qui ne correspondent pas à ce que la société attend d’eux”, Josiane Balasko envisageait de signer un film sur une femme d’âge mûr ayant recours à l’amour tarifié. Impossible ! “J’ai essuyé un rejet absolu des décideurs. Ce qui m’intéressait, c’était de parler d’une femme de cinquante ans, divorcée, seule, qui a envie, de temps en temps, que quelqu’un la prenne dans ses bras, la caresse avec un peu de tendresse. On m’a dit que ce n’était pas un sujet pour moi, qu’il manquait de gags, que je m’intéressais à des femmes dégueulasses !” Têtue, l’actrice a repris son scénario et en a fait un roman, Cliente (Fayard).
Pourquoi Yves Boisset, spécialiste des sujets qui fâchent, ne tourne-t-il pratiquement plus ? Parce que “les chaînes de télévision coproductrices ont un droit de regard sur les scénarios. Tout ce qui dépasse doit être rasé”. Ainsi a t-il dû renoncer à deux projets, l’un sur la guerre d’Algérie, l’autre, écrit avec Jorge Semprun, sur les massacres récents perpétrés dans le pays de Bouteflika. Pourquoi Costa-Gavras a-t-il beaucoup de mal à monter son prochain film, avec José Garcia ? Parce qu’il traite du chômage, et qu’à la télé on trouve que ce “n’est pas gai” !
Sélectionné au Festival de Cannes en 2001, Clément, le premier long métrage d’Emmanuelle Bercot, n’est sorti en salles qu’en 2003. Parce que cette cinéaste qui ne crée pas “dans le sens de la normalité, de la conformité” a mis deux ans à accepter les coupes que lui imposaient ses producteurs, Telfrance et Arte. Le film dépeignait une relation amoureuse entre une femme de 30 ans et un jeune garçon de 13 ans. Elle a compris que si elle n’ôtait pas deux scènes d’amour entre la jeune femme et son partenaire, “par crainte d’attaques d’associations familiales extrémistes”, son film resterait sur une étagère. La suspicion de pédophilie est l’un des critères de blocage.
(…) La véritable cause de cette situation qui pousse les créateurs à l’autocensure et à l’inhibition, c’est le mécanisme de financement des films. Aujourd’hui, quasiment plus un film ne peut se faire sans l’apport d’une chaîne de télévision. Et pour avoir une chance d’être accepté, un projet doit se conformer aux normes et aux exigences des chaînes, qui ne raisonnent pas en termes de création et de commerce cinématographique mais en termes de marché audiovisuel, de cases horaires, de produits diffusables en prime time et susceptibles d’attirer les annonceurs. Le pouvoir des chaînes est devenu tel qu’elles imposent de véritables diktats sur le genre ou le contenu des films.
Ces diktats, on les connaît. Pas de problèmes de moeurs, rien qui touche de près ou de loin à la politique en France. Et priorité absolue au divertissement, avec droit de regard (figé) sur le casting. A l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur, Xavier Duringer a vu annuler un film adapté du livre de Dominique Vasseur, ancien médecin de la prison de Fresnes, avec Emmanuelle Béart. “
Tout est formaté, dit Hervé Bérard, de la Société des réalisateurs de films (SRF) : le casting, les sujets. Les scénaristes sont aux ordres.” Auteur de Kirikou et la sorcière, un dessin animé qui se passe en Afrique, Michel Ocelot a affronté des mois durant un fonctionnaire de France 3 qui voulait lui imposer de mettre des soutiens-gorge aux indigènes. “Les chaînes ne veulent pas des films, elles veulent des comédies et des événements médiatiques, surenchérit Michèle Halber-stadt, productrice.
Le prochain film d’Alain Corneau, où Sylvie Testud joue la mère d’une petite fille qui ne parle pas, je vais le financer sans elles.” “Aujourd’hui, dit Bertrand Tavernier, les deux tiers de mes films, duJuge et l’assassin à L’Appât en passant par Coup de torchon, ne pourraient pas se faire. Pour celui que je viens de tourner, Holy Lola, où l’héroïne va adopter un enfant au Cambodge, on m’a dit qu’Isabelle Carré n’était pas une actrice prime time !”
La télévision fait inscrire ses menaces sur papier : toute interdiction décidée par la commission de censure compromettra financement et diffusion. La première version du premier film de Frédéric Schoendoerffer, Scènes de crime, était interdite aux moins de 12 ans. La chaîne coproductrice l’a obligé à couper les scènes incriminées et à repasser devant la commission, afin d’obtenir un “tous publics”, sous peine de rupture de son contrat.
“Les gens de la télévision ont une vision de la France contemporaine totalement fausse et archaïque, dit le jeune réalisateur Sébastien Lifshitz, auteur de Wild Side. Leur représentation des gens de notre âge est en décalage avec la réalité.”
(…)
L’avance sur recettes ne remplirait-elle plus sa tâche ? Dans un milieu où, par crainte de mesures de rétorsion, règne une certaine omerta, il se dit ici et là que cette commission joue un rôle d’amplificateur du succès au lieu de s’appliquer à corriger les lois du marché et, plutôt que d’aider des films à se monter, n’accorde son aide qu’aux projets qu’elle est certaine de voir aboutir.
“Les aides d’Etat sont distribuées n’importe comment”, confie un réalisateur qui salue Mathieu Amalric d’avoir eu le courage, lorsqu’il présida le jury du dernier Festival de Clermont-Ferrand, de ne distribuer aucun prix : “Tous les films en compétition avaient eu des aides publiques, et c’était des navets.” Jacques Le Glou, qui exporte le cinéma français à l’étranger, s’insurge lui aussi : “Il y a un affaissement général de la profession, un déclin du goût, une abdication devant la frilosité des chaînes qui veulent des produits fédérateurs.”
(…)
Jean-Luc Douin
RÉVEILLES-TOI VICTOIRE!
June 24, 2010
FRENCH aiguilleurs, fonds, gonflé, lit, réveil, snooze, sommeil Leave a comment
L’histoire : Victoire, en plus de ne pas avoir eu du bol en matière de prénom, a du mal à se réveiller le matin. Elle a tout essayé, mais en vain. Son nouveau patron est compréhensif, mais les autres aiguilleurs du ciel commencent à râler. Si seulement un fonds privé pouvait investir quelques centaine de milliers d’euros dans le marché ‘niche’ du réveil ultime!
L’idée : Le réveil ultime serait un lit. Un lit gonflable qui, à l’heure choisie, se dégonfle complètement en trois secondes laissant le dormeur bien éveillé, à plat par terre sur le sol dur, ce qui est trop inconfortable pour retrouver le sommeil. Il n’y a pas de snooze, et le lit ne peut être regonflé s’il n’y a personne dessus.
Ceci est le fruit d’un brainstorming avec mon fils ainé Paolo
SPORT ENGLAND
June 10, 2010
FRENCH 2012, Boris Johnson, England, innovation, obèses, pinte, slamball, sport, Wii, zorbing Leave a comment
Devant la recrudescence de vols low cost obligeant les obèses à réserver deux sièges, mon cher pays d’antan s’est enfin laissé convaincre du besoin urgent de se bouger les fesses, et pas simplement pour libérer le plateau-repas du Gallois assis à côté.
Le degré de gravité d’un problème nationale pouvant se mesurer par les moyens mises en oeuvre pour le combattre, là on l’aura compris, c’est sérieux, car l’incentive majeur est de poids: money. L’année dernière a vu le lancement en Angleterre d’un projet d’envergure, ayant pour ambition à ce qu’un million d’Anglais se mettent à faire du sport de façon sérieux d’ici 2012. Un pari tout à fait réaliste donc pour les prochains JO. C’est comme annoncer à la presse que d’ici deux ans Paris sera tellement propre qu’on pourra traverser la Seine à la nage.
“Sport England” , anciennement The English Sports Council, lança son concours financé par la loterie et accordé à ceux qui proposent les meilleures idées de nouveaux sports. Voulant faire renaître son glorieux passé d’innovateur dans le domaine sportif (il est vrai que le foot, le cricket, le tennis et le golf sont nés au Royaume) “Sport England” déclare vouloir investir 5 millions de livres dans vingt projets par an…et je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que ça va être un sacré waste of money.
Déjà les chiffres…Vingt sports complètement nouveaux par an ! C’est énorme ! Mais bon, ils vont distribuer du cash, alors forcément mes braves compatriotes vont trouver pléthore d’idées de sports innovants ! L’imaginaire Greg Smith, qui creuse ses neurones uniquement pour imaginer comment réussir à boire 8 pintes, manger deux steak and kidney pies, puis jouer à la Wii sans vomir, va comme par hasard s’intéresser subitement et de façon obsessionnelle à la création d’un brand new sport.
Ça me rappelle le début du nouveau millénaire avec la Lottery qui donnait de l’argent à la Arts Council pour subventionner des projets artistiques qui n’auraient pu exister autrement. Même si on aime l’art (surtout si on l’aime, en fait) on ne peut nier que cet argent nouveau a vu la création de plus de bouses au mètre carré qu’un troupeau de vaches dans un loft. D’ailleurs à l’époque, un troupeau de vaches dans un loft aurait probablement obtenu vingt mille pounds et peut-être même le Turner Prize.
Pour dire que si on propose de l’argent aux pauvres gens, aux gens pauvres, avec comme seule condition le fait d’imaginer un sport inédit…eh bien ils en auront des idées, mais des idées complètement superflues qui contribueront à faire de l’Angleterre un pays encore plus excentrique, encore moins réaliste, que bientôt seuls les 15-20 ans et les animateurs d’émissions pour enfants pourront supporter.
Je ne suis pas contre l’innovation, cependant je me suis renseignée sur les sports les plus innovants des ces dernières années et il y a quand même une similitude troublante entre chaque, et c’est qu’il faut être franchement un peu siphoné pour les pratiquer.
Comme le “zorbing”, où le jouer s’introduit dans une grosse boule en plastique gonflable avec deux seaux d’eau. L’idée étant de jouer de sa force et de son équilibre pour ne pas renverser les seaux, car après cela devient très glissant, donc encore plus difficile, et pour peu que le joueur se trouve dans une pente, carrément burlesque. Sans compter que, niveau équipement c’est tout à fait pénalisant pour ceux qui doivent prendre le Underground avec leur machine dégonflée, leur compresseur à air, etcetera…
Mais il y a une autre raison pour laquelle ces nouveaux sports ne font pas d’émules : c’est qu’ils peuvent vous tuer. Par exemple, le ‘Slamball’ (vu dans Frères Soctt, saison 6), qui est un sport inspiré du basket et le hockey, mais avec l’ajout de huit trampolines pour les huit joueurs. Lancé en 2000, le nombre d’adhérents s’est réduit plus vite que le contenu des archives POP de Jérôme Kerviel.
Pour 2012 il faudra mieux pour tout le monde que le Royaume-Uni assume sa “couch-potatotude” jusqu’au bout. Que Boris Johnson se détend, personne ne s’attend à ce que les jeux de Londres puissent rivaliser avec ceux de Pékin ; encore moins à ce dont les rues de la capitale soient peuplées de jeunes Anglaises ayant troqué leur look “taille-basse, string dépassant sur rouleau de graisse couleur saucisse de francfort ” contre un “perfect body” gagné à la sueur de leur front et une alimentation nécessitant des couverts.
N’essayons pas, mes chers amis d’outre-Manche anglaise (oui, c’est the English Channel chez nous) d’entrer dans le petit maillot de bain sexy alors qu’on s’est goinfré de kebabs et de Dairy Milk chocolate tout l’hiver. Et puis soyons honnête, après la lutte dans la Underground le matin, les joutes au bureau, et la course pour rentrer le soir, c’est agréable aussi de ne rien faire…
La date pour les applications au ‘innovative sports funding’ étant définitivement clos (welcome Cameron/Clegg), vous pourriez néanmoins jeter un coup d’oeil au site web de Sport England, histoire de voir l’ineptie du produit : argent public+initiatives gouvernementales conçues pour être facilement relayé par les médias.www.sportengland.org
Photo copyright zorb rotorua/rachellarkin

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LA SÉCURITÉ SOCIALISTE
June 2, 2010
FRENCH chinois, médecine, pharmaceutique, prévention, rentabilité. Leave a comment
L’Histoire : François est médecin généraliste travaillant en cabinet. Il gagne de moins en moins bien sa vie à cause, entre autres, de l’auto-médication et la diminution d’actes prises en charge par la sécurité sociale.
De son côté, la famille d’Oliver souffre de conditions qui sont majoritairement les symptômes de leur hygiène de vie; surpoids, carences, rhumatismes, problèmes digestifs, neurologiques, etc.
L’Idée : Une idée que j’aime beaucoup et qui mériterait, je pense, d’être importée dans nos pays ‘modernes’, c’est l’ancien fonctionnement chinois.
Les médecins de village étaient ‘salariés’ par chaque famille qui versait un paiement forfaitaire mensuel comme nous cotisons aujourd’hui aux mutuelles- MAIS lorsqu’un membre d’une famille tombait malade, le médecin n’était pas payé par ladite famille. Ceci avait un effet benéfique évident sur la prévention de maladies ; mais aussi sur la santé économique des familles qui ne se trouvaient pas doublement accablées par la maladie d’un membre travailleur, et les dépenses liées à sa guérison.
L’ULTIME TWEET
May 15, 2010
FRENCH amis, cons, Facebook, famille, intestin, iPad, pigeons, réseaux, tweet, Twitter, ultime Leave a comment
L’histoire : Seb adorait ses réseaux sociaux. Il tweetait avant de prendre son premier café le matin et il ‘aimait’ deux ou trois posts Facebook avant de s’endormir. Tout comme la télé du samedi matin le réconfortait quand il était gamin, ses interactions avec le Twittersphere ponctuaient ses journées et pimentaient un quotidien autrement monotone. Mais, le jour de ses 36 ans, Seb fut heurté par le 81 en direction du Rond-Point des Champs Elysées. Il ne survécut à l’impact, bien que son iPad protégea avec une efficacité remarquable son intestin grêle. Malheureusement, son dernier Tweet fut: “Les pigeons c’est trop con, je ne sais pas à quoi ça sert”. Ce fut la phrase ultime que Seb, malgré lui, léguait à que ces amis et proches.
L’idée : By the Way from Beyond the Grave. Une application qui publiera jusqu’à 10 Tweets prévalidés pendant autant de jours après son ascension vers le grand Applestore dans le ciel. L’outil ultime pour gérer son e-réputation depuis son lieu de repos final. Regrets, confessions, déclarations d’amour, ou de simples mots de réconfort pour ses Followers qui ne pourraient plus…
The Com’: Hallmark avec humour.

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I’M AWAKE !
April 22, 2010
ENGLISH air traffic controllers, alarm, bed, biorythmic, invest, morning, silly, snooze, ultimate, VC Leave a comment
The story : Gwendolyn finds it extremely hard getting up in the morning, harder even than telling new acquaintances her name. She’s tried everything from wake-up calls to biorythmic feedback; in vain. Her new boss is understanding but the other air traffic controllers are starting to find her late arrivals annoying. If only that VC would go out on a limb and invest several hundred thousand dollars in the niche narket that is the ultimate alarm clock…
The Idea : The ultimate alarm clock would be a bed. An inflatable bed that, when the chosen time arrives, deflates in a matter of seconds leaving one lying flat on the floor, which is hard, uncomfortable. Even the most begrudging waker can’t resist. There is no snooze button, and it can only be re-inflated once there is no one on top of it.
This idea is the fruit of a very silly brainstorm with my son Paolo
SPINNING WEBS
April 19, 2010
FRENCH anonymously, cost, date sites, dynamo, entrepreneur, gym, Jessica81, spinning, student, web café Leave a comment
The story: Fred is a second year medical student who is living the harsh reality of city life unsubsidised by his mom and dad. He also likes to surf dating sites anonymously at his local web café, however unless he rapidly concludes with Jessica81, it’s going to cost him the equivalent of a month’s grocery shopping. The thing is, he’s a bit body conscious and he’d love to join a gym but the membership is prohibitive. Poor Fred, if only there was a rich entrepreneur looking to invest rapidly in a sustainable development project in his area…
The Idea: a gym/web café. Some gym bikes already have integrated charging docks, so why not apply the same principle on a higher level ? With the right dynamo set up, a regular city gym could furnish all the energy needs of a web café and hence offer competitive prices, or even gratuity, to the members that furnish the most pedal power. A planet friendly solution that also improves Fred’s chances of getting laid
BTW from BTG
April 9, 2010
ENGLISH BTW, bus, comfort, community, followers, friends, grave, Hula Hoops, iPad, love, publish, regrets Leave a comment
The Story : Gerald loved his social networks. He Tweeted before his first coffee in the morning and often liked a few Facebook posts before going to sleep. Just as Saturday morning TV reassured him as a kid, his daily routine of electronic interaction gave rhythm, nay spice, to his everyday routine. But then on his 36th birthday, Gerald got hit by a bus. He didn’t survive the impact, despite the fact his iPad provided considerable protection to his lower intestine. Even more unfortunately, his last tweet and post was: “Gerald just joind the group ‘I put Hula Hoops on my fingers before eating them”. This is what his ‘on’ and to some extent, ‘off’ line community of friends was left to ponder.
The Idea : By the Way from Beyond the Grave. An application that would publish 10 pre-posted Tweets and Posts for as many days after the ascension to the great apple in the sky. Auto marketing to the grim end and even further. Regrets, confessions, love declarations or simply words of comfort for the followers who will follow no more…
The Com’: Think Hallmark with a sense of humour.

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Hey! Mark B. just checked into a Prada charcoal 2-button suit.
March 25, 2010
ENGLISH AroundMe, boss, budget, Burton, fashion, foursquare, H&M, Happy Meal, London, Paris, Prada, restaurants, Rome, Twitter, Victoria Station, Vogue, Zegna 1 Comment

The story : Mark B is successful; he loves fashion and adores Foursquare. He checks-in to the coolest places in London 24/7. He eats at It restaurants, takes weekends to Paris and Rome and wears only designer couture like Paul Smith, Prada and Boss. However, Mark’s expendable budget isn’t infinite, and what’s more he recently learned (with great joy, evidently) that he was soon to be a father, news that he fears will cost him an arm and both legs. Mark is all too aware that it is important to make a sustained fashion effort when one becomes a dad; that it’s easily done to fall into a Zegna, then accept a Burton, and then one day, realise with horreur that you’ve just bought a Happy Meal dressed entirely in H&M.
The Idea : In order for Mark to continue his love affair with haute couture and still pay the utility bills, let’s invent a social network that would reward its most active members not with badges, but sponsoring. It would be Foursquare meets Vogue and Around Me, and Mark would become a living com’ in that his updates pinged on Twitter et al would inform everyone of which designer he’s wearing on a particular day. This geolocalised system would be an added attraction for tourists too, as they could see what a British accountant looks like in the latest Prada as he waits for his bus at Victoria Station.
La Com’ : It is a Com’.

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Photo Copyright :Hedi Slimane
BÊTE DE MODE À 250M
March 22, 2010
FRENCH boss, communication, esthétique, foursquare, géolocalisation, H&M, Happy Meal, MODE, Paris, partenariat, Paul Smith, Prada, réseau, tendances, Twitter, Vogue, Zegna Leave a comment
Photo Copyright Prada. DA Hedi Slimane
L’histoire : Guillaume est un trentenaire qui a réussi et il adore Foursquare. Il ‘check-in’ dans les lieux les plus tendances à Paris de jour comme de nuit. Il connaît les meilleures tables, passe ses weekends à Venise ou Barcelone et s’habille chez Paul Smith, Prada et Boss. Mais Guillaume n’est pas riche, et il constate avec une frayeur grandissante que l’heureux évènement qu’est l’arrivée de son premier enfant va lui coûter un bras. Car Guillaume est conscient qu’il faut maintenir l’effort lorsqu’il s’agit l’esthétique vestimentaire, que c’est vite fait de basculer dans du Zegna, puis accepter un Burton et puis un jour, se rendre compte qu’on vient d’acheter un Happy Meal habillé en H&M de la tête aux pieds.
L’idée : Pour que Guillaume puisse continuer à nourrir sa progéniture sans rompre avec la mode, il suffirait d’un réseau social pour les fashionistas qui récompense ses membres les plus actifs non pas de badges, mais de partenariats. Ainsi un réseau ressemblant à un hybride de Foursquare,Vogue et Around Me, Guillaume pourra faire de la communication vivante, car ses divers statuts chez Twitter et al comporteront un résumé de la tenue sponsorisée du jour. Ce système géolocalisé plaira sûrement aux touristes également, car ils pourront voir à quoi ressemble le Prada de saison sur un architecte parisien assis à la terrasse du Café de la Paix.
La Com’ : It is a Com’.

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HOKUTO NO KEN
March 19, 2010
FRENCH APF, bénévoles, binôme, brillant, Facebook, Hokuto No Ken, manga, mobilité, scénariste, Sciences Po 3 Comments

L’histoire : En 2003 j’ai créé avec l’aide d’autres scénaristes bienfaisants (Kristel Mudry, Monica Ratazzi, Sebastien Vitoux, Thierry Jallet, Arnaud Figaret…) l’Association des Script Doctors Bénévoles, pour aider des personnes à mobilité réduite à écrire leurs propres idées de scénario. J’ai travaillé pendant un an avec une personne tétraplégique, un jeune homme aussi brillant qu’aimable, Eric Jomarien. Il travaillait deux projets, une adaptation du célèbre manga ‘Hokuto No Ken’, et un scénario de court métrage original, ‘La Caste’. Ce fut une expérience d’enrichissement bilatérale, et j’étais très heureuse pour lui et ses parents lorsqu’il est allé à Paris pour intégrer sa deuxième année à Sciences Po. C’était la première fois qu’il avait pu étudier ‘normalement’, une mise en place compliquée rendue possible grâce notamment à Ghislaine Fau.
En octobre 2004 j’ai reçu un appel du père d’Éric qui tenait à me remercier pour l’Association avant de fondre en larmes. À vingt ans ma ‘Poignée de l’Étoile du Nord’ à moi avait succombé à un arrêt cardiaque. Je n’ai pas su surmonter tristesse et colère et trouver le courage de reprendre un binôme…
L’Idée: Le temps est un guérisseur. Si vous êtes, ou vous connaissez quelqu’un qui a de gros problèmes de mobilité, et qui voudrait de l’aide pour écrire un scénario, contactez-moi sur Facebook: www.facebook.com/people/Sophia-Burnett/1121509294
La Com’ : Jusqu’ici essentiellement par recommandation personnelle avec quelques passerelles de com’ interne APF. Bientôt sur divers réseaux sociaux. Vos idées pour renommer l’association seraient bienvenues.
LE JOUR Où J’AI PERDUE LA VUE
March 18, 2010
FRENCH aveugle, chance, Coca, dialog, experience, Google, guides, Hambourg, lumière, noir, obscurité, paranormale, phosphorescence, succès, vue, yeux Leave a comment

Photo : G2 Baraniak
L’histoire: Je suis récemment allée à Hambourg voir un merveilleux ballet de John Numeier. Le lendemain, comme j’avais du temps avant de prendre mon vol pour Paris, j’ai fait une recherche Google, et j’ai eu de la chance; une exposition intitulé ‘Dialog Im Dunkeln’, Dialogue dans le Noir…
L’idée : Simple et génial – Des non-voyants emmènent les visiteurs dans des pièces totalement dépourvues de lumière, à travers une exposition dont la mise en scène de situations quotidiennes est vécue tout à fait différemment, sans la vue.
Dans l’obscurité totale (même les montres à phosphorescence ne sont pas admises), les gestes les plus banals de tous les jours prennent une autre dimension. Pendant une heure et demie, les rôles sont inversés: les personnes voyantes sont plongées dans un état inédit, et ce sont les aveugles qui les rassurent et leur font don de leur sens de l’orientation. Au début de l’exercise, j’écarquillais les yeux dans une tentative inutile de ‘capter’ un peu de lumière, quelconque ombre, n’importe quel visuel. Mais c’était noir, noir, noir! Après une vingtaine de minutes, mes autres sens se sont réveillés et je me suis détendue dans l’acceptation du fait que je ne voyais absolument rien. Chaque membre de mon groupe (nous étions une dizaine) avait une canne pour éviter les chocs, et le guide était étonnant dans sa capacité à a) se souvenir du prénom de chacun seulement par la voix, et b) nous situer dans l’espace avec une précision quasi paranormale. Ce fut une expérience tout à fait édifiante.
L’exhibition dépasse une simple mission pédagogique, car de par son succès international, Dialogue a crée près de 60,000 emplois stables pour des non/mal voyants à travers le monde; à Hambourg il y a 40 salariés aveugles, travaillant comme guides, éducateurs ou autre.
Pour le prix d’un ciné et un Coca, c’est vraiment quelque chose à faire; une experience forte.
The Com’: Dialog est present dans 25 pays à travers l’Europe, l’Asie et l’Amérique.
Le site web très soigné de celui de Hambourg : www.dialog-im-dunkeln.de
Marketing and PR : Sonja Kanemaki +49 (0) 40 309 634 – 44

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ENSEMBLE C’EST TOUT
March 16, 2010
FRENCH Abejide, amis, anonyme, élève, binôme, blanc, canon, catégorisé, CP, ensemble, espoir, fille, garçon, gaystraight, gros, groupe, handicapé, lycée, maigre, moche, mois, noir, professeurs, réseau, regards, rentrée, valide, virtuelle Leave a comment
L’histoire : Depuis le CP, Abejide Mtima aborde chaque rentrée rempli d’espoir. L’espoir de l’impossible, se ‘fondre’ dans la foule de la cour de récréation et se faire de nouveaux amis sans ressentir de regards insistants, sans se sentir obligé d’évoquer de sa différence…Pour sa rentrée au lycée, il aimerait pouvoir prendre le temps d’établir de nouveaux rencontres sans être immédiatement catégorisé.
L’idée: Faire du premier mois de rentrée au lycée une classe virtuelle. Chaque élève fera un mois de classe depuis son ordinateur, sur un site qui ressemblerait à un petit réseau social anonyme, avec forums, chats, etc., et administré par les professeurs. Chaque élève devra choisir un pseudo neutre, et il n’y aura pas de profil. Ainsi, à travers des travaux en binôme ou en groupe, les élèves pourraient démarrer l’année dans la joie d’étudier ENSEMBLE sans se soucier d’être : Noir/blanc/gay/straight/garçon/fille/maigre/gros/canon/moche/valide/handicapé.
La Com’: Deux mains tapent sur un clavier d’ordinateur. Une main est noire, l’autre blanche.
Copyright 2010 Sophia Burnett
JOYEUX INCOMPRESSIBLES
March 16, 2010
FRENCH Air France, AmericanExpress, Blink182, carte, Charlotte, Danska, Deauville, essorage, incompressibles, joyeux, loyer, Manchester, miles, nombril, parisien, patron, régler, Roadhouse, Salvador Allende Leave a comment
L’histoire : Charlotte est une chic fille. Elle ne traverse que lorsque le bonhomme vert s’allume, elle est toujours polie avec son patron, et elle ne se gare jamais dans une place pour personnes à mobilité réduite. Seule ombre au tableau pittoresque qu’est la vie de Charlotte; une fois qu’elle a payé son loyer parisien extra-large, tout ce qu’il lui reste comme loisir palpitant abordable, c’est de s’asseoir sur la machine à laver pendant l’essorage.
L’idée : Un site internet de transaction qui permet de régler une partie ou la totalité de son loyer avec sa carte de crédit préféré afin de cumuler davantage de miles ou de points. Dans le cas de Charlotte, si elle pouvait régler son loyer de 900€ avec sa carte American Express/Air France, elle cumulerait assez de miles en six mois pour se payer une nuit au Best Western Deauville. Après un an, elle pourra se payer un vol vers Manchester afin de se faire exploser les tympans au Roadhouse en ‘écoutant’ Blink 182 avant de boire de la Danska à la paille du nombril d’un étudiant en Fine Arts qui croit dur comme fer être la réincarnation de Salvador Allende. Elle fait ce qu’elle veut de ses miles après tout.
La Com ’ : Un film du paragraphe ci-dessus serait amusant…Le log line “Elle/il fait ce qu’elle/il veut de ses miles après tout” est déclinable à l’infini. J’appellerai le site pREseNT.
Copyright 2010 Sophia Burnett
HAPPY INCOMPRESSIBLES
March 15, 2010
ENGLISH 900$, art, boss, Boston, catacombs, good, gothic, grey, happy, hell, hotel, miles, music, navel, New York, Paris, polite, present, rent, spin, thrilling, Visa, washing, web-based Leave a comment
The story: Charlotte is a good girl. She only crosses on green, she’s always polite to her boss and she never parks in a disabled space; and the only grey cloud on Charlotte’s horizon is that once she’s paid her oversized Boston rent, all that remains in terms of affordable thrilling leisure is an extra spin-cycle on her washing machine.
The idea : A web-based platform allowing renters to pay some or all of their monthly rent with their preferred credit card in order to cumulate points or miles. In Charlotte’s case, if she were able to pay her 900$ rent with her Mileage Plus Visa card, she’d accumulate enough miles in six months to stay two nights at the New Yorker Hotel. After a year, she would be able to fly to Paris to visit the catacombs and drink whisky from a French art-student’s navel whilst listening to ‘Gothic Music from the Deepest Depths of Hell’. Well, they’re her miles.
The com’ : See above! That would be a fun ad…The tag line “Well, they’re her/his miles” could work with many situations. The web platform in itself I’d call pREseNT.

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Basé(e) sur une oeuvre à sophiaburnett.com.
Photo Copyright : Leste Westphal




























